Igor Naev : étudiant, entrepreneur et philanthrope

Igor Naev : étudiant, entrepreneur et philanthrope

Igor Naev, étudiant au MBA de l’École des sciences de la gestion (ESG UQAM), a créé, pour une durée de 3 ans, une bourse personnalisée de 1 000 $, à l’intention des joueurs masculins de soccer des Citadins étudiant à l’ESG UQAM ainsi qu’un prix spécial d’innovation technologique, d’une valeur de 1 000 $, pour le concours Mon Entreprise.

Jeune trentenaire, Igor Naev est directeur du marketing et des commandites pour les Citadins de l’UQAM, mais c’est comme entrepreneur qu’il a amorcé sa carrière. Né en Russie, à l’ère soviétique, d’un père pilote d’avion et d’une mère professeure de littérature russe, il est encore jeune lorsque sa famille quitte le pays pour s’installer à Montréal.

C’est après des études collégiales en TI et sécurité réseau qu’il tombe, sans l’avoir planifié, dans l’univers de l’entrepreneuriat : « À l’époque, les gens commençaient à acheter des ordinateurs et des imprimantes. Soudainement, des imprimantes se sont mises à briser. Mon voisin savait que j’avais un diplôme en TI et m’a demandé de réparer la sienne. » Sans expérience en réparations, il relève le défi et utilise le Web pour trouver la solution. De fil en aiguille, il obtient d’autres contrats et Nerax est née. Une seconde entreprise voit le jour, alors qu’il est âgé d’à peine 22 ans, dans l’événementiel cette fois, puis une troisième, qui rafle l’un des cinq prix du concours Mon Entreprise du Centre d’entrepreneuriat ESG UQAM en 2008 et qui sera par la suite vendue à des intérêts coréens.

Malgré ces succès, le parcours d’entrepreneur d’Igor Naev ne fut pas un long fleuve tranquille, il a dû affronter de nombreux défis : « J’ai beaucoup appris et si j’avais à retourner en arrière, ce serait différent. » Décidé à encourager les étudiants qui vivent l’expérience de l’entrepreneuriat, il a créé un prix spécial d’innovation technologique, d’une valeur de 1 000 $, pour le concours Mon Entreprise. « Dans un prix, il y a une portion tangible et financière non négligeable, mais il y a aussi un aspect intangible très important. Moi, ça m’a donné l’énergie nécessaire pour continuer à un moment où je me posais des questions et ça a été la plus grande valeur ajoutée », se rappelle-t-il.

L’UQAM et l’École des sciences de la gestion (ESG UQAM) occupent une grande place dans la vie de ce diplômé du baccalauréat en administration des affaires, concentration marketing : « C’est mon École, celle qui m’a accepté comme étudiant tel que j’étais, qui a compris ma situation d’entrepreneur impliquant un horaire atypique et qui a fait preuve de beaucoup d’humanisme », raconte l’étudiant au MBA de l’ESG UQAM.

Alors qu’il agissait comme consultant marketing, c’est ce sentiment d’appartenance qui l’a poussé à mettre en veille sa vie d’entrepreneur et à accepter le poste chez les Citadins. Des responsabilités qui représentaient un défi à un moment où la commandite sportive était peu exploitée à l’UQAM. Carte blanche en main, il a mis en place une stratégie différenciée et développé un savoir-faire unique : « Nous sommes parvenus à créer une méthode non traditionnelle de création de valeur pour les partenaires, qui va au-delà de la pure commandite », soutient-il en parlant fièrement des réalisations de l’équipe du Centre sportif.

Aujourd’hui partie prenante de sa vie professionnelle, le sport teinte la vie d’Igor Naev depuis longtemps. Ancien capitaine de l’équipe de soccer des Gladiateurs du Cégep Gérald-Godin, il rêvait d’une carrière universitaire, mais une blessure a mis fin à ses aspirations. Lui-même lauréat d’une bourse de la Fondation en 2008, il demeure soucieux de soutenir les ambitions sportives et académiques des joueurs universitaires. Il a ainsi créé, pour une durée de 3 ans, une bourse personnalisée de 1 000 $, à l’intention des joueurs masculins de soccer des Citadins étudiant à l’ESG UQAM.

Ce geste, tout comme le prix en entrepreneuriat, concrétise la gratitude qu’éprouve ce jeune philanthrope envers sa communauté : « Le Québec, Montréal, l’UQAM ont contribué à bâtir l’homme que je suis aujourd’hui et m’ont aidé à évoluer comme individu. C’est pour cette raison qu’il est important de redonner », conclut-il.