23 Septembre 2015

En pleine croissance!

Stéphane Pallage, doyen de l'ESG

Stéphane Pallage, doyen de l'ESG

L'ESG UQAM est la plus grande école de gestion de la francophonie.

Dans le cadre de la série «Du côté des facultés» publiée par Actualités UQAM, les doyennes et doyens parlent des réalisations et des axes de développement des sept facultés et école de l'UQAM.

«L'enjeu principal de mon élection était l’autonomie de l'École. Nous avons réalisé des progrès, mais il faut poursuivre nos représentations», affirme Stéphane Pallage. Parvenu à mi-mandat, le doyen de l'École des sciences de la gestion (ESG UQAM) mesure le travail qui reste à accomplir en regard du plan de développement stratégique 2013-2018 de l'ESG.

La récente réorganisation de la Direction de l'UQAM est un pas dans la bonne direction, souligne Stéphane Pallage. «Le recteur a élevé les doyens au niveau des vice-recteurs et cela nous donne la possibilité de mieux faire valoir les particularités de nos facultés.» Ce que le doyen souhaite toutefois, c'est la possibilité pour l'école de gérer elle-même son budget. «Plutôt que de recevoir plusieurs enveloppes budgétaires ne nous laissant que peu de marge de manœuvre, nous aimerions recevoir une ou deux enveloppes et effectuer nos propres choix budgétaires, explique-t-il. Nous aurions ainsi la liberté de prendre des décisions stratégiques pour notre école.» Le doyen insiste: il milite pour une plus grande autonomie de l'ESG au sein de l'UQAM et rien de plus.

La reconnaissance de la personnalité distinctive de l'ESG et du domaine particulier dans lequel elle évolue est une autre préoccupation du doyen. «Nos concurrents – HEC Montréal, John Molson School of Business et Desautels Faculty of Management – sont féroces. D'où notre mobilisation pour une stratégie de marque distinctive et des efforts de promotion particuliers. Nous souhaitons mettre de l'avant qu'avec nos 15 000 étudiants, nos quelque 300 professeurs et plus de 300 chargés de cours actifs, nous sommes la plus grande école de gestion au Canada et la plus grande école de gestion francophone au monde.»

Internationalisation et réseautage

Avec son modèle de MBA délocalisé offert dans 12 pays – et figurant dans certains de ceux-ci parmi les meilleures formations du genre –, l'École des sciences de la gestion se positionne favorablement à l'international. Elle encourage également ses étudiants à se prévaloir des accords de partenariats internationaux pour aller étudier à l'étranger et pas uniquement dans les pays francophones. «Ce type d'accord implique toutefois une réciprocité, c'est-à-dire que nous devons nous engager à accueillir des étudiants non francophones à l'ESG, explique Stéphane Pallage. Cela a mené à la création de groupes-cours de premier cycle en anglais, qui ont tous leurs pendants francophones. Même nos étudiants peuvent s'y inscrire s'ils souhaitent améliorer leur anglais avant d'aller à l'étranger.»

Le doyen espère être en mesure de bonifier cette offre en ouvrant des cohortes en anglais pour certains programmes, comme la maîtrise en gestion de projet, accréditée par le Project Management Institute depuis de nombreuses années. «C'est le meilleur programme du genre au Canada, précise le doyen. Pouvoir l'offrir aux étudiants étrangers anglophones – et même aux anglophones de Montréal et du Canada – serait un véritable atout pour notre école.»

L'obtention de certaines accréditations internationales donne aux écoles de gestion un coup de pouce afin de recruter des étudiants. L'ESG, qui possédait l'accréditation EQUIS il y a quelques années, n'a pas été en mesure de la conserver. «Il faut des moyens financiers substantiels pour obtenir une accréditation et nos velléités d'autonomie budgétaire ne sont pas étrangères à ce besoin, affirme le doyen. Si la meilleure manière d'être présent à l'international est d'obtenir une accréditation, il faudra y parvenir.»

La meilleure carte de visite de l'École demeure toutefois ses diplômés, qui rayonnent autant à l'étranger qu'à la tête des grandes entreprises québécoises et dans de nombreux conseils d'administration. «Leur niveau d'influence est inégalé dans l'histoire de l'UQAM», souligne fièrement le doyen.

Déménagement au pavillon DS

À la fin du mois d'août dernier, cinq des huit départements de l'École des sciences de la gestion ont déménagé leurs pénates au pavillon J.-A.-De-Sève (DS), dans le cadre de la phase 1 du Plan directeur immobilier. Le déménagement des autres départements se fera dans une phase ultérieure.

La formation à distance

En attendant de compléter ce réaménagement, les nouvelles technologies pourraient permettre à l'ESG de prendre de l'expansion. «Les cours hybrides – la théorie pourrait être offerte en capsules vidéo et les cours en classe réservés à la résolution d'exercices ou aux études de cas – permettraient de dégager des espaces pour donner d'autres cours dans nos locaux actuels», explique-t-il.

L'ESG ne cache pas son désir de développer son propre modèle de formation à distance afin de rejoindre l'ensemble de la francophonie. «Nous pourrions même envisager la  commercialisation de nos capsules vidéo et de nos cours à distance», ajoute le doyen.

La recherche

L'ESG se démarque depuis de nombreuses années par ses chercheurs issus de domaines variés, rattachés à près d'une trentaine d'unités de recherche – chaires de recherche du Canada, chaires industrielles/recherche-innovation, réseaux de veille et regroupements de chercheurs. «Nos professeurs sont un peu comme des entrepreneurs en recherche, illustre le doyen. Ils produisent un savoir précieux, à la fois pour la communauté scientifique et pour la société.»

Le défi, poursuit-il, est de faire connaître ces recherches dans la sphère publique. «Il faut faire un travail de pédagogie sociale, en écrivant, par exemple, des textes dans les journaux ou en intervenant sur différentes tribunes, cela afin d'interpeller les dirigeants et de participer à la construction du Québec de demain. Plusieurs de nos chercheurs le font très bien, faisant ainsi écho au slogan de l'école, "Entreprendre l'avenir".»

Source : Actualités UQAM 

 

Partager :