5 Octobre 2018

Ying Gao, de l'Europe à l'Asie

Les vêtements robotisés du projet Possible Tomorrows seront présentés à la Dutch Design Week, à Eindhoven, aux Pays-Bas Photo: Alexandre de Bellefeuille

Les vêtements robotisés du projet Possible Tomorrows seront présentés à la Dutch Design Week, à Eindhoven, aux Pays-Bas
Photo: Alexandre de Bellefeuille

Cet automne, la designer Ying Gao (B.A. gestion et design de la mode, 2000; M.A. communication /multimédia interactif, 2003), professeure à l'École supérieure de mode de l'ESG UQAM, participe à trois expositions internationales.

Les robes de son projet (No)where (Now)here sont présentées jusqu'au 11 novembre prochain à la National Design and Craft Gallery, à Kilkenny, en Irlande, dans le cadre de l'événement .OBJ Digital Hand-Made. Les deux robes interactives en super organza, avec fils photoluminescents, sont activées par le regard du spectateur. Elles s'illuminent dans le noir comme des méduses dans la mer.

Du 19 au 26 octobre, la designer participera à l'édition 2018 de la Biennale internationale d'art et de mode de Séoul, en Corée du Sud, où sera présenté son projet Playtime, inspiré par le film éponyme du réalisateur français Jacques Tati. Invitant le public à réfléchir aux apparences et à la perception des objets dans l’espace urbain, le projet comprend deux robes interactives en super organza avec composants électroniques. Dans le contexte d’un défilé avec son et éclairage, la captation photographique ou vidéo des pièces est altérée: la première robe devient floue, comme dissimulée physiquement dans l’image fixe ou animée, alors que la deuxième réagit au flash de la caméra en émettant une lumière intermittente qui vient tromper la caméra et altérer la prise de vue

Ying Gao figure enfin parmi les 2 600 designers invités à participer à la Dutch Design Week (20 au 28 Octobre), à Eindhoven, aux Pays-Bas. Elle y présentera son projet Possible Tomorrows, dans lequel deux vêtements robotisés sont connectés à un système de reconnaissance d'empreintes digitales. Détournant la notion de sécurité, ils ne s’animent qu’en présence de personnes inconnues dont les empreintes sont rejetées par le scanner.

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